LA COMPAGNIE
Fondée en 2005 par Thissa d’Avila Bensalah, la Cie De(s)amorce(s) s’attache à amorcer des espaces de recherche à géométrie variable (théâtre, ateliers & transmission, films…) qui puissent interroger sur le fond comme sur la forme (par une observation sensible des rapports humains) la notion d’émancipation individuelle et collective.
Sa poétique s’appuie autant sur des écritures contemporaines, que sur une écriture propre au plateau faite de frottements entre matériaux documentaires et dramatiques. Elle se propose dès sa création :
– d’interroger les formes du théâtre, ses possibilités, ses dispositifs, autant que les lieux où il peut advenir, ou les assemblées de publics qu’il peut contribuer à créer.
– de faire un théâtre qui réfléchisse sur notre monde, mais qui ne soit pour autant inféodé à aucun discours, ni à aucune identité collective englobante, ce qui annihilerait nos identités multiples, mais aussi la part de doute, d’altérité, de singularités irréductibles, de découvertes et de vertige que nécessite tout acte artistique. Préférer, pour cela, les notions de cultures mineures, valeurs partagées, rhizomes ou solidarités
– de faire de notre théâtre, un ouvrage qui fasse sens aujourd’hui en se donnant les moyens de penser à partir du présent, de ce que nous avons en commun et de ce qui nous sépare maintenant. S’autoriser ainsi à repenser le monde avec nos sensations, nos corps, notre h(H)istoire.
– de donner à voir les véritables solitudes qui nous guettent tous·tes, et que nous nous efforçons de ne jamais voir : celles des opprimé·e·s, des exclu·es, des vulnérables, des insurgé·es, des étranger·e·s, et des femmes…. En être le reflet, en débusquer la beauté et le drame, la force et l′injustice, le souffle de vie, la joie et les interstices de résistances.
Après une résidence à la Maison de l’Arbre – Parole errante dirigée par Armand Gatti, entre 2008 et 2012, la Compagnie a été accueillie à la fabrique artistique de l’HP de Ville-Evrard de 2012 à 2015, puis en résidence au Théâtre des Passerelles de 2018 à 2022. Depuis cette date, la Cie s’est implantée sur Marseille et ouvre son travail à l’international en concentrant son énergie sur ses stages de formation et la création cinématographique.
THISSA D’AVILA BENSALAH
Autrice-metteuse en scène, comédienne et réalisatrice
Née en Algérie, et après une enfance entière passée à l’étranger (Brésil, Haïti, Sénégal, Liban…), Thissa d’Avila Bensalah s’installe à Paris à l’âge de 17 ans. Elle y obtient deux maîtrises, en droit international (Paris XI et Paris II) et en sciences de l’Information et de la communication à l’Institut Français de Presse (IFP) où elle se spécialise en sémiologie de l’image.
Parallèlement, elle étudie au Conservatoire d’Art Dramatique du XIVème arrondissement, et abandonne bientôt ses études universitaires en DEA pour intégrer l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris (ESAD) où elle est reçue au premier tour.
Elle complétera ce parcours en passant par l’École de cinéma documentaire des Ateliers Varan et apprendra aussi ses deux métiers (de metteuse en scène et réalisatrice) en cotoyant ou en collaborant avec Augusto Boal, Christiane Jatahy (Lion d’Or de la Biennale théâtrale de Venise 2022), Jean-Louis Hourdin, Denis Guénoun, Matthias Langhoff ou Rithy Panh (Ours d’argent de la Berlinale 2022).
Au début de son cheminement de metteuse en scène, elle rencontre le travail d’Enzo Corman dont elle mettra en scène et jouera un texte inédit, fruit de leur rencontre artistique de 2010 : Le dit de l’impétrance. Elle poursuivra son exploration des écritures contemporaines en interrogeant inlassablement l’invisibilisation des rapports de force dans nos sociétés. Lors de sa résidence artistique à la Maison de l’arbre de 2008 à 2011 elle rencontre Armand Gatti et s’intéresse en même temps à l’œuvre de Fassbinder. De cette double « immersion » naîtra sa mise en scène Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu’on vous a vus ? création originale basée sur la pièce Anarchie en Bavière, et sélectionnée au Festival Impatience (Théâtre de l’Odéon – juin 2011). S’en suivront trois autres créations théâtrales.
Parallèlement à cela, elle œuvre activement afin que son engagement artistique rayonne au-delà des salles de théâtre et met en place un processus de longue haleine basé sur une pratique artistique spécifique imprégnée des techniques et de la philosophie du Théâtre de l’Opprimé·e. Ce travail rencontrera près de 20.000 personnes venus de publics non-théâtraux et soucieux d’échanger ou de partager par des moyens sensibles et artistiques une recherche de perspectives communes d’émancipations.
Au cinéma elle travaille comme comédienne avec Naruna Kaplan de Macedo dans Senses (2002) et La casa (2004), Leyla Bouzid dans Chambres à part (2008), et Michel Ocelot dans Azur et Asmar (2006) Les Trésors cachés de Michel Ocelot (2009), Dilili à Paris (2018) ou encore Le Pharaon, le sauvage et la princesse (2022).
Elle écrit, produit, et co-réalisé également le court-métrage Ça fait pas partie du boulot pour l’AVFT (Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, 1ère ONG française à l’origine des lois françaises sur le harcèlement sexuel et pionnière du traitement de ces questions en France, avec laquelle elle collabore de manière activiste et artistique entre 1999 et 2009).
En 2017, elle réalise son premier film documentaire intitulé Et si le ciel était vide, qui sera suivi par sa mise en scène de théâtre Escape Game – Pourquoi je n’ai pas porté plainte diffusée de 2019 à 2021 ; ces deux ouvrages portant sur sa longue exploration du féminisme et des dialectiques existantes entre l’émancipation qu’il permet et la dynamique institutionnelle entravante dont il fait l’objet.
A partir de 2023, en écho aux tremblements actuels du monde et pour se rapprocher de ses racines, elle décide d’opérer un déplacement du Nord vers le(s) Sud(s), de Paris vers Marseille et ses racines algéro-brésiliennes, et, en ce moment : du théâtre vers le cinéma. Elle se consacre aujourd’hui entièrement au développement de son 1er long-métrage international pour lequel elle est actuellement en résidence au Filmmaking Lab du Doha Film Institute.
Thissa d’Avila Bensalah
Directrice artistique, metteuse en scène, comédienne et réalisatrice
Après une enfance à l’étranger (Haïti, Sénégal, Liban…), elle s’installe à Paris à l’âge de 18 ans, entreprend des études supérieures, puis obtient deux maîtrises, en droit international (Paris II), et en sciences de l’Information et de la communication à l’Institut Français de Presse (IFP), où elle se spécialise en sémiologie de l’image.
Parallèlement, elle étudie au Conservatoire d’Art Dramatique du XIVème arrondissement, et abandonne bientôt ses études en DEA, pour intégrer l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris (ESAD).
Elle participe ensuite à plusieurs stages de formation continue avec notamment Augusto Boal, Jean-Louis Hourdin, Delphine Eliet (ex-comédienne de la Cie Stanislas Nordey et fondatrice de l’Ecole du jeu), Anna Rodriguez (ancienne danseuse de la Cie Maguy Marin) Denis Guénoun ou Matthias Langhoff.
Au début de son cheminement de metteuse en scène, elle rencontre le travail poélitique d’Enzo Corman dont elle mettra en scène un texte inédit en 2010 : Le dit de l’impétrance. Elle poursuivra son exploration des écritures contemporaines en interrogeant inlassablement l’invisibilisation des rapports de force dans nos sociétés, la notion de folie, la nature de la violence ou des rapports entre les femmes et les hommes. Lors de sa résidence artistique à la Maison de l’arbre de 2008 à 2011 elle rencontre Armand Gatti et s’intéresse en même temps à l’œuvre de Fassbinder. De cette double « immersion » naîtra sa mise en scène Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu’on vous a vus ? création originale basée sur la pièce Anarchie en Bavière, et sélectionnée au Festival Impatience (Théâtre de l’Odéon – juin 2011). Parallèlement à cela, elle œuvre constamment afin que son engagement artistique rayonne au-delà des salles de théâtre et met en place dès 2005 un processus de longue haleine basé sur une pratique artistique spécifique imprégnée des techniques du Théâtre de l’Opprimé·e et rencontrera ainsi plus de 13.000 personnes venus de publics non-théâtraux et soucieux d’échanger ou de partager par des moyens sensibles, politiques et artistiques, une recherche de perspectives communes d’émancipations.
Elle collabore par ailleurs également avec Christiane Jatahy, metteuse en scène brésilienne sur Utopia.com (2013) ou encore La Forêt qui marche (2016).
Au cinéma elle travaille avec : Naruna Kaplan de Macedo dans Senses (2002) et La casa (2004), Leyla Bouzid dans Chambres à part (2008), ou encore Michel Ocelot dans Azur et Asmar (2006) Les Trésors cachés de Michel Ocelot (2009), et Dilili à Paris (2018). Elle a également écrit, produit et commandé la réalisation d’un court-métrage pour l’AVFT (Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail), intitulé Ça fait pas partie du boulot.
En 2019, elle développe et présente son premier long métrage documentaire intitulé Et si le ciel était vide en même temps que sa nouvelle mise en scène de théâtre Escape Game – Pourquoi je n’ai pas porté plainte, ces deux ouvrages portant sur sa longue exploration du féminisme, de son histoire, ses mises à jour, son potentiel créateur et le traitement institutionnel des violences patriarcales.
Collaborateur·ices artistiques
Ysmahane Yaqini – comédienne
Isabelle Woussen – comédienne
Bertrand Festas – comédien
Bastïen Viltard – comédien
Pauline Christophe – comédienne
Marta Rossi – costumière
Thomas Boizet – régisseur
Julie Simonney – vidéo
Mathieu Boccaren – musique
Anna Rodriguez – chorégraphe
