Le dit de l’impétrance

Texte Enzo Cormann, mise en scène Thissa d’Avila Bensalah

« Faire un film pour faire un film. Etre connu pour être connu. À quoi se rattache encore notre nécessité profonde d′être artiste aujourd′hui ? Le Dit de l′impétrance est une pièce qui met en scène une comédienne en situation de casting, qui s’interroge intérieurement sur les méandres de son métier et une autre jeune fille, son « alter ego », qui, elle, se questionne sur le sens de sa vie. Ces deux sujets étant amenés à se confronter… Ce texte est le fruit d′une rencontre avec Enzo Cormann.

Tout d′abord avec une écriture et un auteur, mais aussi avec un homme que nous avons rencontré autour d′un café. Ce texte coïncide avec les mots que nous désirions prononcer à l′aube de notre métier, au début d′un cheminement artistique commun, comme affirmation d′une parole, d′une interrogation sur notre monde : l′art, le métier de comédien-ne, le sens de notre métier aujourd′hui, le « rôle » de l′acteur·trice, sa « place », sa marge de manoeuvre dans son métier, mais pas seulement. C’est aussi de l′imbrication entre la vie et l′art dont il s’agit : comment la vie nourrit l′art et comment l′art peut la décrire, la dépasser, la cogner, l′interpeller, lui montrer son caractère provisoire et dérisoire… L′envie de traiter de ces thématiques était intrinsèquement liée à ce que nous voulions explorer sur notre métier, avant de prétendre explorer le monde au travers de ce prisme. »

                                                                                         Thissa d′Avila Bensalah

« Le commerce de l′art, sous couvert d′offrir des représentations révisées du monde, participe à plein des processus d′aliénation qu′il prétend par ailleurs dénoncer : division sociale du travail, réification, marchandisation des échanges, carriérisme, chantage à l′emploi et asservissement des corps sont, parmi bien d′autres prédations, au menu de l′aventure artistique. Je regarde avec horreur la cohorte des jeunes comédien(ne)s qui se pressent à la porte de l′ogre. La pratique du casting me semble symptomatique d′une époque fascinée par Les corps souffrants de ses propres victimes.

Enzo Cormann est depuis trente ans l′une des voix majeures du théâtre contemporain en France, et trop de jeunes compagnies reculent devant ce théâtre-son, de l′explication, théâtre critique, poélitique, si nécessaire aujourd′hui pour objecter au commerce de formes qui préfèrent fuir le réel et la littérature comme la peste. La mise en scène de la pièce est précise, d′une belle rigueur, et la parole des deux personnages féminins impressionne – au sens photographique du terme – Les corps et Les voix, avec élégance, sans prétention, portant haut la fragilité salutaire que donne la jeunesse à l′intelligence. »

Fabrice Melquiot

Presse

« Comme dans Quartett de Heiner Müller, d’après Les Liaisons dangereuses, désir, amour et haine forment un filet dont il est impossible de s’échapper. L’écriture de Cormann ressemble à celle de Quartett, tout en remplaçant le cynisme par une musique plus douce. »

« Thissa d’Avila Bensalah (…) dans la belle scénographie signée Julia Kravstova, fait surgir le discours sous-jacent, celui de la femme objet en lutte avec la machine, une approche non pas du vertige mais de la peur du vertige. »
Thomas Hahn – Cassandre (Mars 2010)

Équipe

Interprétation : Thissa d′Avila Bensalah et Laure Gunther
Scénographie : Julia Kravstova en collaboration avec Lisa Navarro

Lumière et vidéos : Gisèle Pape

Costumes : Maria Adelia et Alice Duval
Création sonore : Benoît Pelé
Régie générale : Arnaud Guillamon et Charles Deligny
Constructeur décor : Eric Patin

Dates

Lavoir Moderne Parisien – Festival Au Féminin du 9 au 13 mars 2010
Maison de l’Arbre – Montreuil du 3 au 7 février 2010

 

Avec l’aide de : la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle, l’aide à la création du département de la Seine-St-Denis, l’aide à la création de la Ville de Montreuil et l’accueil en résidence de la Maison de l’Arbre (Parole Errante-Armand Gatti).

      

Le dit de l’impétrance

Texte Enzo Cormann et mise en scène Thissa d’Avila Bensalah

« Faire un film pour faire un film. Etre connu pour être connu. À quoi se rattache encore notre nécessité profonde d′être artiste aujourd′hui ? Le Dit de l′impétrance est une pièce qui met en scène une comédienne en situation de casting, qui s’interroge intérieurement sur les méandres de son métier et une autre jeune fille, son « alter ego », qui, elle, se questionne sur le sens de sa vie. Ces deux sujets étant amenés à se confronter… Ce texte est le fruit d′une rencontre avec Enzo Cormann.

Tout d′abord avec une écriture et un auteur, mais aussi avec un homme que nous avons rencontré autour d′un café. Ce texte coïncide avec les mots que nous désirions prononcer à l′aube de notre métier, au début d′un cheminement artistique commun, comme affirmation d′une parole, d′une interrogation sur notre monde : l′art, le métier de comédien-ne, le sens de notre métier aujourd′hui, le « rôle » de l′acteur·trice, sa « place », sa marge de manoeuvre dans son métier, mais pas seulement. C’est aussi de l′imbrication entre la vie et l′art dont il s’agit : comment la vie nourrit l′art et comment l′art peut la décrire, la dépasser, la cogner, l′interpeller, lui montrer son caractère provisoire et dérisoire… L′envie de traiter de ces thématiques était intrinsèquement liée à ce que nous voulions explorer sur notre métier, avant de prétendre explorer le monde au travers de ce prisme. »

Thissa d′Avila Bensalah

« Le commerce de l′art, sous couvert d′offrir des représentations révisées du monde, participe à plein des processus d′aliénation qu′il prétend par ailleurs dénoncer : division sociale du travail, réification, marchandisation des échanges, carriérisme, chantage à l′emploi et asservissement des corps sont, parmi bien d′autres prédations, au menu de l′aventure artistique. Je regarde avec horreur la cohorte des jeunes comédien(ne)s qui se pressent à la porte de l′ogre. La pratique du casting me semble symptomatique d′une époque fascinée par Les corps souffrants de ses propres victimes.

Enzo Cormann est depuis trente ans l′une des voix majeures du théâtre contemporain en France, et trop de jeunes compagnies reculent devant ce théâtre-son, de l′explication, théâtre critique, poélitique, si nécessaire aujourd′hui pour objecter au commerce de formes qui préfèrent fuir le réel et la littérature comme la peste. La mise en scène de la pièce est précise, d′une belle rigueur, et la parole des deux personnages féminins impressionne – au sens photographique du terme – Les corps et Les voix, avec élégance, sans prétention, portant haut la fragilité salutaire que donne la jeunesse à l′intelligence. »

Fabrice Melquiot

Presse

« Comme dans Quartett de Heiner Müller, d’après Les Liaisons dangereuses, désir, amour et haine forment un filet dont il est impossible de s’échapper. L’écriture de Cormann ressemble à celle de Quartett, tout en remplaçant le cynisme par une musique plus douce. »

« Thissa d’Avila Bensalah (…) dans la belle scénographie signée Julia Kravstova, fait surgir le discours sous-jacent, celui de la femme objet en lutte avec la machine, une approche non pas du vertige mais de la peur du vertige. »
Thomas Hahn – Cassandre (Mars 2010)

Dates

Lavoir Moderne Parisien – Festival Au Féminin du 9 au 13 mars 2010
Maison de l’Arbre – Montreuil du 3 au 7 février 2010

 

Distribution

Interprétation – Thissa d′Avila Bensalah et Laure Gunther
Scénographie – Julia Kravstova en collaboration avec Lisa Navarro
Collaboration artistique – Clémence Larsimon
Costumes – Maria Adelia et Alice Duval
Lumière et vidéos – Gisèle Pape
Création son – Benoît Pelé
Constructeur – Eric Patin
Régie générale – Arnaud Guillamon et CharLes Deligny
Production et relations publiques – Corinne Drouet

Avec l’aide de : la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle, l’aide à la création du département de la Seine-St-Denis, l’aide à la création de la Ville de Montreuil et l’accueil en résidence de la Maison de l’Arbre (Parole Errante-Armand Gatti).