Liberté à Brême

Texte Rainer Werner Fassbinder, mise en scène Thissa d’Avila Bensalah

Le 21 avril 1831, Geesche Gottfried est décapitée publiquement à Brême pour avoir empoisonné à l’arsenic quinze personnes de son entourage (mari, mère, amant, enfants…), pendant plus d’une décennie (de 1813 à 1827), sans jamais se faire démasquer tant elle savait jouer de son image de femme pieuse et honorable.

Seule image acceptée par son époque, image qui de par son hypocrisie et son poids intenable, lui a garanti (ironiquement) une longue impunité mais aussi une longue liberté. En effet, lorsque finalement elle est arrêtée, Geesche ne nie pas ses crimes ; elle ne s’en repent pas non plus.

En 1971, partant de cette histoire vraie qui en son temps défraya la chronique, Fassbinder tire de dossiers des Archives de Brême, une «tragédie bourgeoise», une fable acide, rendant le fait divers à sa véritable dimension politique un siècle et demi plus tard, et éclairant pourtant ses contemporains. Geesche devient une figure de la lutte pour l’émancipation féminine, (émancipation des femmes souvent à l’œuvre chez Fassbinder malgré ses contradictions). Un corps jeté dans la bataille et dans le meurtre pour survivre, chercher un axe et une dignité, pour résister au réel par la sagesse destructrice de la folie.

Équipe

Mise en scène : Thissa d’Avila Bensalah

Interprétation : Julie Moulier, Mireille Mossé, Samuel Martin, Julie Boris, Adélaïde Bon.

Scénographie & vidéo : Thissa d’Avila Bensalah 

Composition musicale : Gilles Geenen

Assistanat à la mise en scène : Eva Peysson

Constructeur décor :  Marius Strasser

Crédits photos : © Anne Mariétan

Avec l’aide de : la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle, l’aide à la création de la DRAC (Ministère de la Culture), l’aide à la création de la Région Ile-de-France ;  l’accueil en résidence du Théâtre de l’Échangeur, du Collectif 12, des Anciennes Cuisines – Fabrique artistique de l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard et le soutien de la Scène conventionnée de Dreux agglomération – Atelier à spectacles (via la sélection à son dispositif Premières lignes).        

 

Liberté à Brême

Texte Rainer Werner Fassbinder, mise en scène Thissa d’Avila Bensalah

Le 21 avril 1831, Geesche Gottfried est décapitée publiquement à Brême pour avoir empoisonné à l’arsenic quinze personnes de son entourage (mari, mère, amant, enfants…), pendant plus d’une décennie (de 1813 à 1827), sans jamais se faire démasquer tant elle savait jouer de son image de femme pieuse et honorable.

Seule image acceptée par son époque, image qui de par son hypocrisie et son poids intenable, lui a garanti (ironiquement) une longue impunité mais aussi une longue liberté. En effet, lorsque finalement elle est arrêtée, Geesche ne nie pas ses crimes ; elle ne s’en repent pas non plus.

En 1971, partant de cette histoire vraie qui en son temps défraya la chronique, Fassbinder tire de dossiers des Archives de Brême, une «tragédie bourgeoise», une fable acide, rendant le fait divers à sa véritable dimension politique un siècle et demi plus tard, et éclairant pourtant ses contemporains. Geesche devient une figure de la lutte pour l’émancipation féminine, (émancipation des femmes souvent à l’œuvre chez Fassbinder malgré ses contradictions). Un corps jeté dans la bataille et dans le meurtre pour survivre, chercher un axe et une dignité, pour résister au réel par la sagesse destructrice de la folie.

Distribution

Mise en scène : Thissa d’Avila Bensalah

Assistanat à la mise en scène – Eva Peysson

Scénographie : Thissa d’Avila Bensalah et Marius Strasser

Interprétation – Julie Moulier, Mireille Mossé, Samuel Martin, Adrien Cauchetier, Julie Boris, Adélaïde Bon.

Composition musicale – Gilles Geenen

Vidéo : Thissa d’Avila Bensalah & Julie Simmoney

Crédits photos : © Anne Mariétan

Avec l’aide de : la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle, l’aide à la création de la DRAC (Ministère de la Culture), l’aide à la création de la Région Ile-de-France ;  l’accueil en résidence du Théâtre de l’Échangeur, du Collectif 12, des Anciennes Cuisines – Fabrique artistique de l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard et le soutien de la Scène conventionnée de Dreux agglomération – Atelier à spectacles (via la sélection à son dispositif Premières lignes).